Changer ses habitudes : mission impossible ou jeu d’enfant ?

Mis à jour : mai 8

Idée reçue : Changer ses habitudes ? Sur le papier, c’est toujours simple… Et pourtant dans la vraie vie, ça se complique : alors casse-tête ou simple question de volonté ?



La question qu’on se pose tous : « Et pourquoi c’est si difficile pour moi ? »


Changer nos habitudes qu’est-ce que ça permet ?

  • De s’adapter à un environnement qui change

  • De sortir de la routine, de s’aérer le cerveau, de rester libre

  • D’atteindre des objectifs nouveaux, différents de notre quotidien


Et en même temps nos habitudes :

  • Nous structurent, nous donnent des repères

  • Nous simplifient la vie : nos gestes du quotidien deviennent des réflexes, tous les mouvements s’enchaînent rapidement sans avoir à réfléchir, nous permettant de conserver notre énergie

  • Produisent un résultat concret quasiment sans effort



Changer nos habitudes, pourquoi la bonne volonté ne suffit pas toujours ?

  • Parce que notre cerveau fonctionne comme un ordinateur : l’habitude c'est comme un raccourci clavier, les opérations s’enchaînent d’elles-mêmes. Conclusion : il faut beaucoup de concentration et d'efforts pour changer une habitude

  • Parce nous sommes victimes de « dissonance cognitive » : lorsqu’un comportement rentre en conflit avec une intention / croyance / valeur, nous inventons souvent les compromis qui nous arrangent.



Mais qu’en dit l’expert ?

L’expert nous dit que le premier ennemi est sans doute avant tout la « dissonance cognitive ». C’est l’état de tension interne que nous éprouvons lorsque nos actes et nos pensées rentrent en contradiction. C’est le psychosociologue Léon Festinger qui a développé cette thérorie à la fin des années 50. Et phénomène rare, celle-ci est toujours d’actualité et reste la référence pour illustrer notre manière de gérer nos contradictions au quotidien.

Un exemple ?

  • «Je suis convaincu(e) qu’il est très important de bouger tout au long de la journée, et d’éviter de rester assis(e) trop longtemps. C’est essentiel pour rester en bonne santé !»

  • Alors que concrètement, le week-end, je passe la moitié de mon temps à regarder des séries sur Netflix…

Pour apaiser cette tension, le cerveau humain dispose de nombreuses stratégies. Par exemple :

  • Ajouter de nouveaux éléments : « En hiver, il faut éviter le chaud-froid. Je vais compenser dès que les beaux jours vont arriver ! » ou encore « Je travaille avec des jeunes : regarder des séries, c’est un excellent moyen de rester dans le coup et d’échanger avec eux. »

  • Minimiser l’importance de mon comportement : « Je n’ai pas besoin de beaucoup de sommeil. Le temps que je passe sur les séries, c’est un temps de récupération. » ou encore « Ça m’arrive certains week-ends. Pas tous ! »

  • Adapter sa croyance : « Ce qui compte surtout finalement, c’est de se lever et se mettre en mouvement toutes les heures. »

  • Modifier son comportement ou certaines composantes de ce comportement : « 2 épisodes à la suite max et entre-temps du sport ! ». Et pourquoi pas : « C’est décidé, je me désabonne dès demain ! »

Ainsi avant d'aligner notre comportement à nos croyances ou nos convictions, nous avons très souvent la tentation inconsciente de minimiser l’impact de nos actes. C’est humain et c’est sans doute le plus grand frein au changement d’habitude.


Le conseil du sage : Intégrez ce principe de dissonance cognitive et amusez-vous à décoder vos propres mécanismes. Gardez le sens de l’humour et allez-y en douceur. Plus vous observerez, moins vous jugerez, plus vite la tension interne disparaîtra et plus il vous sera facile de reprendre la main sur vos habitudes. La discipline nécessaire vous semblera alors un jeu d'enfant, drivé par une intention très claire !


La morale de l’histoire : L’esprit humain est beaucoup plus rusé qu’on ne le croit !

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